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Notre Story

Kapi, le capitaine

J’ai eu mon premier bateau à 8 ans: une pirogue de 9 pieds, avec des voiles…bien sûr. Depuis j’ai toujours rêvé d’aller plus loin, avec des voiles.

J’ai trois enfants. Ils sont ma plus belle réussite, ma plus grande fierté. Je les aime, les respecte et les admire, tous les trois.

Gaëlle est un cadeau de la vie. Le cadeau que je ne croyais plus possible. Nos routes se sont croisées, nos objectifs se sont rejoints. Nous partons, sur Gaïa, avec des voiles…

Gaëlle, le mousse

Avec une enfance riche d’ailleurs, le virus du voyage et le goût pour l’aventure s’installent très tôt en moi. Après des études de photographie à Paris, je réalise mon premier sujet documentaire sur les réfugiés tibétains en exil au Népal et en Inde, marquant un goût prononcé pour la photographie engagée qui m’amènera par la suite dans les mines de saphir à Madagascar ou dans le désert du Borkou au Tchad.
Ma rencontre avec Kapi marque un tournant dans ma vie… Rien ne sera plus pareil, nos vies sont liées. Alors qu’il me propose de partir avec lui, la réponse est si évidente que j’ai trouvé la question superflue.
Sur la navigation, je ne savais pas grand chose: pour moi, ‘winch’ était le nom de Largo, un génois un habitant de Gênes, le phoque un animal du pôle nord et le noeud de chaise, j’avais beau chercher je ne voyais pas à quoi ça pouvait bien ressembler…Depuis, l’envie de sortir de sa zone de confort, d’apprendre à se dépasser et d’apprendre tout court ont réveillé le marin qui devait somnoler quelque part en moi et le mousse continue à prendre du galon…

Gaïa, le bateau

Jusqu’à l’âge de 20 ans, j’ai navigué dans des pirogues en bois mauriciennes. Une pirogue, il faut la construire, préparer le mat, la vergue, le beaupré, tailler les voiles, imaginer le centre de quille et celui de la voilure constituée d’un génois et d’une grande voile…Les milliers d’heures passées avec une barre à la main font que vous développiez comme un sixième sens: c’est le voiler qui vous dit quand il se sent bien. Vous apprenez simplement à l’écouter. Les régates furent le meilleur terrain de jeu de cette passion.

Il y a une dizaine d’années, Grand Soleil annonce avec quelques sketchs à l’appui, la sortie d’un 37 pieds. Suit l’essai dans un magazine spécialisé qui vante la finesse de barre et montre le confort intérieur. Et puis le coup de tonnerre: le premier Grand Soleil 37 remporte le Spi Ouest France. C’était largement suffisant pour que je me rende à La Rochelle, juste pour trembler de plaisir devant l’objet de tous mes rêves…

La raison abdique, les priorités sont chamboulées et des hypothèses de financement totalement impossibles deviennent possibles. Dans l’avion qui me ramène à Maurice, je me suis senti comme un enfant qui vient de commettre une énorme bêtise…

Merci à Ghislain Gomiot, qui parle la langue des voiliers et à sa femme, Zabou.

Merci aussi à Yves Sereine et Pierre d’Unienville qui ont été spontanément présents lorsque les sous manquaient.

Gaïa (longueur 11m70 – largeur 3m68 – tirant d’eau 2m10 – poids 7.2 tonnes) a procuré beaucoup de plaisir à ses équipages en régates à Maurice et à l’Ile de la Réunion ou en croisière à Saint-Brandon.

Aujourd’hui, Gaïa est notre maison et nous entamons avec lui un nouveau chapitre de vie.

Et puis « les voiliers sont plus en sécurité dans les ports, mais ce n’est pas pour cela qu’ils ont été construits »

par Kapi

Pourquoi ce site?

Parce que les plus belles aventures sont celles que l’on partage, nous avons décidé de créer notre blog « Stories In The Wind » : l’objectif est de vous faire partager les histoires surprenantes, touchantes, drôles, banales, étranges de ces vies que nous rencontrerons sur la route au travers de reportages où la photographie est au coeur du sujet.